La synergie des sociétés civiles du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé, est sortie de son silence pour dénoncer ce qu’elle qualifie de ventes illégales de parcelles dans la cité de Ganoza.
Dans une déclaration faite ce mardi 27 mai 2026, cette structure citoyenne accuse un réseau occulte composé de personnes mal intentionnées d’organiser des opérations foncières clandestines au détriment de la population locale.
Au cours d’un entretien accordé à la presse, Christophe Djuna, coordonnateur territorial de la Société civile du peuple congolais, a exprimé son indignation face à cette situation qu’il considère comme une menace sérieuse pour l’ordre foncier dans la région.
Selon lui, plusieurs parcelles seraient vendues de manière anarchique par des individus opérant dans l’ombre, sans respecter les procédures légales établies par les services compétents.
« Nous constatons avec beaucoup d’amertume cette manière illégale de procéder à la vente des parcelles. Certaines personnes profitent de la situation pour s’enrichir illicitement », a-t-il déclaré.
Le responsable de la société civile a également tenu à clarifier la position du service du cadastre, régulièrement cité dans certaines rumeurs liées à cette affaire. D’après Christophe Djuna, le chef de division du cadastre ne serait impliqué ni de près ni de loin dans ces transactions frauduleuses.
« Le service du cadastre n’est aucunement impliqué dans ces ventes illicites. Ceux qui l’accusent cherchent simplement à détourner l’attention de l’opinion publique », a-t-il précisé.
Déterminée à faire éclater la vérité, la synergie des sociétés civiles de Watsa affirme disposer d’éléments susceptibles d’identifier les auteurs présumés de ces pratiques qu’elle qualifie d’escroquerie foncière.
Dans son intervention, Christophe Djuna a appelé les personnes impliquées à abandonner ces actes jugés contraires à la loi et à l’éthique sociale.
« Nous demandons à ceux qui se livrent à ces actes de rechercher leur survie dans la vérité et non à travers des moyens obscurs et des escroqueries à ciel ouvert », a-t-il conclu.
Cette dénonciation intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des conflits fonciers dans plusieurs entités du territoire de Watsa.
Héritier Moga

