Il y a quelques heures, le Chef de l’État a reçu les responsables des principales confessions religieuses, notamment ceux de la CENCO et de l’ECC.
Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté sur la situation politique du pays. A l’issue des discussions, les participants ont estimé qu’un dialogue entre Congolais s’impose afin de favoriser une sortie durable de la crise.

Cette annonce a été favorablement accueillie par plusieurs acteurs sociopolitiques du pays, en particulier en Ituri.

Réagissant à cette initiative, Me Mokili Mungunuti David, affectueusement surnommé « Sentinelle de la République », notable et acteur sociopolitique de l’Ituri, a salué l’annonce de la tenue prochaine d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Selon lui, cette démarche doit s’accompagner de mesures concrètes en faveur de la réconciliation nationale.

Dans un communiqué publié ce 20 juillet, l’avocat estime que ce processus constitue une opportunité de restaurer la cohésion nationale et de contribuer à une sortie de crise.

Pour lui, l’Ituri, qui demeure l’un des principaux épicentres de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, ne devrait plus être marginalisée dans les discussions nationales. Il dénonce ce qu’il qualifie de pratique consistant à « parler de l’Ituri sans les Ituriens ou avec moins d’Iturien contrairement aux autres Provinces », une situation qu’il juge source de frustration et qui, selon lui, doit cesser.

À cette occasion, Me Mokili plaide, avec l’implication du Chef de l’État et du Gouverneur militaire de l’Ituri, pour la libération de Me Christian Utheki Udongo, qu’il présente comme l’un des jeunes de l’Ituri détenu depuis longtemps à la prison de Beni. Il estime que cette détention est aujourd’hui injustifiée et demande sa remise en liberté urbi et orbi.

Selon lui, le dossier de Me Christian Utheki devrait être intégré parmi les mesures de confiance accompagnant le dialogue national. Il soutient qu’un tel geste renforcerait la crédibilité du processus de paix et de réconciliation en République démocratique du Congo, particulièrement en Ituri. Il conclut qu’un État qui se veut de droit ne devrait pas continuer à museler les voix dissidentes.

Rédaction

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