
Dans le cadre de sa mission d’itinérance dans le territoire de Wamba, le Vice-gouverneur de la province du Haut-Uélé, Christophe Dara Matata, a procédé, ce samedi 1er août 2026, à la remise officielle de deux ambulances neuves aux zones de santé de Boma-mangbetu et de Wamba, au nom du Gouverneur Jean Bakomito Gambu.
Cette dotation, offerte par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, intervient dans un contexte marqué par la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui menace la province du Haut-Uélé. Elle vise à renforcer les capacités d’intervention des équipes médicales pour une meilleure prise en charge des malades.
À Boma-mangbetu, le Vice-gouverneur a relevé le besoin urgent d’un moyen de transport médicalisé auquel faisait face la zone de santé. Il a exhorté les responsables sanitaires à assurer une gestion rigoureuse des ambulances, avant d’annoncer que la zone de santé de Wamba bénéficiera également, de la part du Gouvernement provincial, d’un véhicule destiné à l’évacuation des dépouilles, afin de renforcer le dispositif de riposte.
Le médecin-chef de la zone de santé de Wamba, le Dr Benjamin Andunguwe, a salué les efforts et le plaidoyer des autorités provinciales ayant permis cette réponse adaptée aux besoins du moment. Il a rassuré que ces ambulances seront utilisées exclusivement au profit des malades et dans le respect des normes de gestion.
S’adressant à la presse, Christophe Dara Matata a révélé que le Centre de Traitement d’Ebola (CTE) de Wamba enregistre déjà des cas confirmés ainsi que des décès, appelant la population à une vigilance accrue.
« Le constat est amer. Au niveau du CTE, il y a des malades et des décès. Nous devons tous nous mobiliser pour freiner la propagation de cette maladie », a déclaré le Vice-gouverneur.
Évoquant la proximité de Wamba avec le PK 51, en territoire de Mambasa, considéré comme l’épicentre de l’épidémie, il a insisté sur le strict respect des mesures de surveillance sanitaire. Selon lui, toute personne en provenance de cette zone doit être considérée comme un cas suspect et immédiatement signalée aux équipes sanitaires pour un suivi approprié.
« Toute personne venant du PK 51 est considérée comme un cas suspect. Dès son arrivée, les équipes de santé doivent être informées afin qu’elle soit suivie pendant la période d’observation et bénéficie d’une prise en charge appropriée si nécessaire », a conclu Christophe Dara Matata.
Cellule de Communication du Gouvernorat Haut-Uele

