
L’insécurité demeure une préoccupation majeure dans le centre de négoce de Wanga, où les opérateurs économiques et la population vivent dans un climat d’inquiétude croissante. Dans la nuit du vendredi au samedi 15 août 2026, des coups de feu ont été entendus aux abords de l’église catholique de Zoroboto 2, alors que des individus non identifiés s’attaquaient à une boutique spécialisée dans la vente de téléphones. Selon des sources concordantes, les assaillants auraient forcé la porte métallique avant d’emporter plusieurs téléphones, une importante somme d’argent dont le montant reste à déterminer ainsi que d’autres biens de valeur. Le propriétaire de la maison aurait également été blessé au cours de cette attaque.
Cette nouvelle attaque ravive l’inquiétude au sein de la population, qui redoute une détérioration de la situation sécuritaire dans le centre de négoce.
« Nous vivons désormais dans la peur. Lorsqu’un commerçant ne peut plus dormir paisiblement dans son propre commerce et que des coups de feu retentissent en pleine nuit, c’est toute la population qui se sent menacée. Nous demandons aux autorités de prendre cette situation au sérieux et de renforcer la sécurité, car nous ne pouvons pas développer nos activités dans un climat permanent d’insécurité », témoigne, sous couvert d’anonymat, un habitant de Wanga.
Face à cette situation, la population en appelle à la responsabilité des autorités administratives et des services de sécurité. Elle sollicite le renforcement du dispositif sécuritaire, particulièrement dans les zones commerciales et les quartiers à forte activité économique, ainsi que l’ouverture d’enquêtes susceptibles de permettre l’identification et l’interpellation des auteurs de ces actes. Pour les habitants, la protection des personnes et des biens constitue une condition indispensable à la stabilité sociale et au développement économique de la région.
Par ailleurs, des interrogations persistent dans l’opinion autour de l’efficacité du dispositif sécuritaire local. Certaines allégations faisant état de possibles complicités entre des agents de sécurité et des réseaux criminels circulent, sans qu’elles soient, à ce stade, officiellement établies. D’autres habitants plaident pour une rotation régulière de certains agents ayant passé plusieurs années dans la contrée. Ces préoccupations appellent toutefois des vérifications rigoureuses de la part des autorités compétentes, seules habilitées à établir les responsabilités et à prendre les mesures qui s’imposent.
James Paluku

