La Synergie des sociétés civiles, associations et chambres de commerce du secteur de Gombari annonce la reprise des activités socio-économiques dans le centre de négoce de Wanga à partir de ce mercredi 19 août 2026, après deux journées de ville morte organisées pour dénoncer la persistance de l’insécurité.

Cette décision intervient alors que ces organisations maintiennent leurs revendications en faveur de mesures urgentes visant à renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Cette mobilisation fait suite aux incidents sécuritaires survenus dans la nuit du 14 au 15 août 2026, au cours desquels plusieurs habitants auraient été victimes de violences, faisant état de blessures ainsi que d’importantes pertes matérielles et financières.

Dans une lettre ouverte adressée aux autorités politico-administratives et sécuritaires, la Synergie avait exprimé sa profonde indignation face à la dégradation de la situation sécuritaire, qu’elle juge préoccupante pour la population et les opérateurs économiques.

Parmi les principales revendications figurent le renforcement immédiat du dispositif sécuritaire à Wanga et dans l’ensemble du secteur de Gombari, la mise en place de mesures concrètes et durables pour protéger la population, ainsi que l’évaluation urgente du dispositif sécuritaire existant.

Les organisations demandent également une descente sur le terrain du chef de secteur de Gombari afin de constater la situation et d’échanger directement avec la population. Elles maintiennent, par ailleurs, leur demande de remplacement de l’équipe locale chargée de la sécurité.

La reprise des activités ne signifie toutefois pas la fin de la mobilisation. La Synergie affirme qu’elle restera attentive aux mesures prises par les autorités et se réserve le droit d’engager d’autres actions citoyennes pacifiques en cas d’absence de réponses concrètes à ses revendications.

Elle appelle ainsi les autorités compétentes à agir avec diligence afin de restaurer durablement la sécurité et de permettre à la population ainsi qu’aux opérateurs économiques de vaquer librement à leurs occupations dans un climat plus serein.

James Paluku

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