Bunia, 19 septembre 2026 — Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri. Les autorités provinciales ont officiellement lancé, ce samedi 19 septembre, la vaccination du personnel de première ligne, notamment les professionnels de santé, dans le cadre d’une étude visant à évaluer l’efficacité du vaccin Ervebo contre la souche Bundibugyo du virus Ebola.

Cette initiative intervient alors que l’épidémie continue d’affecter plusieurs communautés de la province. Selon les données communiquées lors de cette activité, le bilan fait état de plus de 3 600 décès et de plus de 1 700 guérisons.

Le vaccin Ervebo, déjà utilisé dans la lutte contre Ebola causé par la souche Zaïre, est administré dans le cadre de cette étude scientifique afin d’évaluer son efficacité contre la souche Bundibugyo. Le personnel soignant figure parmi les principales catégories ciblées, en raison de son exposition au risque de contamination.

Le lancement officiel de cette campagne a été effectué par le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Gaby. Il a rappelé que la vaccination constitue une mesure supplémentaire de protection pour les personnes particulièrement exposées au virus. Elle ne remplace toutefois pas les mesures classiques de prévention, notamment le respect des règles d’hygiène, la surveillance et la prise en charge rapide des cas suspects.

Des intrants de prévention dans les écoles

Parallèlement à la vaccination, les autorités sanitaires et éducatives poursuivent les actions de prévention dans les établissements scolaires.

Dans le cadre de la riposte, 5 000 thermoflashs et 400 000 doses de gel hydroalcoolique ont été mises à la disposition des établissements scolaires de l’Ituri.

Le directeur provincial de l’Éducation et Nouvelle Citoyenneté, Ivon Muke Abwasele, a salué l’engagement des différents acteurs du secteur éducatif dans la lutte contre l’épidémie.

Il a notamment indiqué que 36 établissements scolaires ont déjà été touchés par Ebola dans la province. Il appelle ainsi le personnel enseignant à utiliser correctement les équipements et produits de prévention mis à sa disposition afin de renforcer la protection au sein des écoles.

Les survivants appelés à poursuivre leur suivi médical

La riposte ne se limite toutefois pas à la prévention et à la vaccination. L’accompagnement des personnes ayant survécu à la maladie demeure également un enjeu important.

L’Incident Manager de la riposte rappelle que la guérison d’Ebola ne signifie pas nécessairement la fin des besoins médicaux. Les survivants doivent continuer à bénéficier d’un suivi médical et psychologique afin d’identifier et de prendre en charge d’éventuelles séquelles liées à la maladie.

Un accompagnement à la réinsertion communautaire est également recommandé afin de faciliter leur retour dans leurs communautés et de réduire les difficultés auxquelles certains survivants peuvent être confrontés.

Avec le lancement de cette vaccination expérimentale, les autorités sanitaires entendent renforcer la protection des personnes particulièrement exposées au virus, tout en poursuivant les autres mesures engagées dans la riposte contre Ebola en Ituri.

Joseph Kwaha

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