Les populations délocalisées dans le cadre des projets de Kibali Gold Mine (KGM) annoncent l’organisation d’un sit-in dès le début de la semaine prochaine dans la chefferie Bari, en territoire de Watsa (Haut-Uele). Elles dénoncent le non-respect présumé de certains engagements pris lors de leur relocalisation, notamment en matière d’accès à l’électricité.

L’alerte est portée par Joseph Kelema, coordonnateur de la société civile, qui accuse le gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, de ne pas avoir honoré ses promesses. Selon lui, lors d’une mission récente à Watsa, l’autorité provinciale avait annoncé des mesures concrètes pour la réhabilitation du courant électrique à Kokiza, sans qu’aucune avancée ne soit constatée à ce jour.

La société civile interpelle également Kibali Gold Mine, l’appelant à respecter ses engagements sociaux et environnementaux conclus avec les communautés locales. Joseph Kelema s’interroge notamment sur le refus de l’entreprise de réhabiliter l’électricité, malgré l’existence d’un protocole d’accord signé avec les autorités coutumières.

Par ailleurs, il invite le nouveau responsable du département social de KGM à privilégier une approche de proximité avec les populations, en lieu et place d’une gestion jugée trop bureaucratique des dossiers.

Pour les habitants de Kokiza, l’électricité demeure un besoin vital. Elle est essentielle au fonctionnement des structures sanitaires, à la conservation des denrées alimentaires, au développement des activités économiques ainsi qu’à l’amélioration des conditions d’apprentissage.

Face à cette situation, les communautés n’excluent pas le recours à des actions pacifiques si aucune réponse concrète n’est apportée dans les prochains jours. Ce mouvement pourrait ainsi mettre à l’épreuve les relations entre les populations locales, les autorités provinciales et les entreprises minières opérant dans la région.

Héritier Moga

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