La société de gardiennage Groupe Kisembo Byakagaba Franck (KBF) rejette les accusations l’impliquant dans l’ouverture d’un cercueil contenant la dépouille d’un cas présumé d’Ebola lors d’une inhumation survenue récemment à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

Dans une mise au point rendue publique ce lundi, KBF affirme que l’ouverture du cercueil n’a pas été ordonnée par ses agents. Selon la société, cette initiative aurait été prise par un membre de la famille du défunt présent sur le lieu de l’inhumation. Les agents de KBF seraient intervenus dans un contexte déjà marqué par des tensions et des contestations liées au déroulement des obsèques.

D’après les explications fournies par l’entreprise, l’un de ses agents aurait ensuite vérifié la situation à l’intérieur du cercueil avant que l’incident ne provoque une vive agitation au sein de l’assistance.

KBF affirme avoir protégé les équipes de la Croix-Rouge

La société soutient également que ses agents ont joué un rôle déterminant dans la protection des équipes sanitaires présentes sur place. Selon KBF, ses éléments sont intervenus pour sécuriser et faciliter l’évacuation des agents de la Croix-Rouge, confrontés à une situation devenue particulièrement tendue.

L’entreprise indique que cette intervention a permis de mettre à l’abri plusieurs personnes engagées dans les opérations d’inhumation sécurisée, alors que certains membres de la communauté manifestaient leur mécontentement.

Un véhicule endommagé lors des violences

KBF déplore par ailleurs d’importants dégâts matériels enregistrés lors des violences qui ont suivi l’incident. La société affirme que l’un de ses véhicules a été endommagé par des actes de vandalisme commis sur le site de l’inhumation.

Elle regrette ces destructions, estimant qu’elles ont contribué à aggraver un climat déjà tendu autour de la gestion des cas présumés d’Ebola et du respect des mesures sanitaires en vigueur.

Un contexte sensible autour des enterrements sécurisés

Ces incidents interviennent alors que les équipes de riposte poursuivent leurs efforts pour contenir la maladie à virus Ebola en Ituri. Les opérations d’inhumation sécurisée demeurent parfois sources d’incompréhensions et de tensions au sein des communautés concernées.

Les autorités sanitaires et leurs partenaires rappellent régulièrement l’importance du respect strict des protocoles de prévention afin de limiter les risques de contamination et d’éviter tout incident lors des enterrements.

Des enquêtes toujours attendues

À ce stade, la version présentée par KBF constitue l’un des témoignages recueillis sur les événements survenus à Bunia. Les responsabilités exactes dans cette affaire devraient être établies à l’issue des enquêtes en cours.

Rédaction

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