
Il y a de cela trois semaines, les élèves finalistes de Mungbere et ses environs, fuyant les atrocités des rebelles terroristes de l’ADF, ont trouvé refuge dans plusieurs localités d’accueil : Wanga, Giro, Goria, Moku, Ngangazo, Watsa et Durba. Environ 100 d’entre eux sont installés à Moku, au sein de l’École primaire Yabu, un établissement construit sur fonds propres par la chefferie Mari-Minza.
Ces élèves traversent une période extrêmement difficile. Ils manquent de nourriture, de lieux appropriés pour passer la nuit, et certaines d’entre elles sont enceintes. Sans soutien matériel ni encadrement stable, ils tentent tant bien que mal de réviser pour l’Examen d’État, alors que leurs conditions de vie se détériorent de jour en jour.
À quelques jours seulement du début des épreuves, ces candidats doivent rejoindre Gombari, lieu du centre délocalisé par les autorités de la Division provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté du Haut-Uele 2 en raison de la menace sécuritaire, en attendant le rétablissement de la paix dans leur région.
S’exprimant au micro de visionactu.net, ce mercredi 17 juin, ces élèves lancent un cri de secours aux gouvernements national et provincial, ainsi qu’aux personnes de bonne volonté.
« Nous sommes dépourvus de tout. Nous manquons de quoi manger. Même l’argent du transport de Moku pour se rendre à Gombari, où allons-nous le trouver ? », s’interrogent-ils.
Par ailleurs,ces finalistes déplacés appellent à une aide urgente : vivres, hébergement, frais de transport et appui psychosocial.Sans une intervention rapide, plusieurs risquent de rater cet examen qui doit sceller la fin de leur cycle secondaire, alors qu’ils ont déjà tout perdu à cause de l’insécurité.
Dudu Joseph

