L’ASBL Collectif Sauvons le Congo Kinshasa, une organisation de défense des droits humains créée en 2014, souscrit au discours du président Félix Tshisekedi sur la tenue d’un dialogue national en République démocratique du Congo.
Pour Me Mokili Mungunuti David (+243 997 1 30 050), Directeur Exécutif National de cette structure citoyenne basée dans le territoire de Mahagi en province de l’Ituri, tous les Congolais nationalistes doivent se préparer à ce «grand rendez-vous». Il estime que le chef de l’État a tracé une ligne claire en excluant le partage du pouvoir dans le cadre du dialogue tout en mettant l’accent sur la participation des citoyens ainsi que sur la mise en place de mécanismes de suivi dotés de moyens suffisants.
Selon lui, le discours présidentiel est également important dans la mesure où il exclut toute forme d’impunité,notamment en ce qui concerne les acteurs ayant contribué à la déstabilisation du pays par les armes et aux violences ayant causé de nombreuses pertes en vies humaines dans cette partie.
««Je suis satisfait de l’intervention du président,avec l’espoir que tout ce qu’il a dit sera observé, car les signeaux montrent que cela n’est pas de la démagogie », a déclaré Me Mokili Mungunuti David.»
Cette organisation rappelle par ailleurs à Joseph Kabila, Corneille Nangaa, Thomas Lubanga, à la CODECO et à tous les autres acteurs cités dans des crimes ayant endeuillé l’Est de la RDC que, selon elle, « le temps de recourir aux armes pour prétendre à un poste de responsabilité est révolu ».
L’ASBL Collectif Sauvons le Congo demande notamment que, si Joseph Kabila est effectivement cité comme autorité de l’AFC/M23, des enquêtes approfondies soient menées afin d’établir les responsabilités individuelles dans les crimes commis plutôt que de rêver à lui tailler une chaise au dialogue.
Pour Me Mokili Mungunuti David, les personnes reconnues responsables de crimes graves dans le pays ne devraient pas être récompensées par une simple invitation à la table des négociations en vue d’un éventuel partage des postes de responsabilité pour demain gérer les femmes qu’ils ont violé hier.
«« On ne peut pas récompenser ceux qui ont commis des crimes en les invitant à la table des négociations pour un soi-disant partage des postes de responsabilité pour gérer les nombreuses des victimes des viols d’hier comme prime aux crimes graves touchant l’ensemble de la communauté internationale », estime-t-il.»
Le directeur exécutif national du Collectif Sauvons le Congo appelle ainsi tous les opposants et ceux du C64 à une approche « rationnelle et responsable » dans l’analyse des enjeux liés à ce dialogue national. Il considère que cette initiative doit être évaluée au-delà des émotions et des positionnements ou intérêts politiques mais avec pour objectif de défendre les intérêts de la population congolaise.
Il estime enfin que ce n’est pas l’extremisme et dire toujours non à tout par émotion, vedetariat et extrémisme d’un aigri déçu qui fera d’eux des opposants au vrai sens du terme et que ce grand Congo a besoin !
Par ailleurs il estime qu’l ne s’agit pas de rejeter le dialogue par « populisme ou extremisme» ou par déception, mais plutôt de l’analyser, de formuler des propositions et de négocier les points qui doivent l’être afin d’aboutir à un dialogue qu’il qualifie de « sincère, constructif et d’excellence ».
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